
Pour finir en beauté, il nous reste encore Zach Condon et le Kocani Orkestar dans les cartons. 60.7 - SPARROW HOUSE - Last Fall 60.5 - INLETS - Decks, up and above On essaye Stage6, qui fait de meilleures vidéos, mais nécessite un petit plug-in. Si vous voulez voir la vidéo sous DailyMotion, c'est par ici. Il y en avait partout : un trombone, deux ou trois guitares, une boîte à musique, ses cartes perforées disséminées dans tout le studio, deux ukulélés, des maracas, une trompette posée sur la batterie, un banjo appuyé contre l'ampli, un bordel indescriptible de câbles et une forêt de pied de micros. Difficile de bouger un pied sans risquer d'écraser un instrument. Quand Jared est entré dans la pièce, Sebastian était en train de nous décortiquer Pictures of Trees. Ben jonglait entre sa guitare et son trombone, reprenant le thème du refrain habituellement joué par une clarinette. Jared ne s'est pas fait prier et de son gros sac rempli de claviers, il a sorti le plus petit : un minuscule Casio, qui peut sampler une voix, faire un son de Theremin et possède la Beatbox la plus cheesy qu'il m'ait été donné d'entendre. Un nouveau joujou dans la ménagerie et tout de suite de nouvelles idées ! Il faisait très chaud dans ce studio minuscule et pour la cinquième fois de l'après-midi, Zach était allé nous réapprovisionner en bières fraîches. A son retour, un nouveau musicien était entré dans la danse. Assis en tailleur au milieu de la pièce, Jared from Sparrow House jouait une chanson de Sebastian from Inlets. Deux gorgée d'Heineken plus tard, Zach from Beirut soufflait dans sa trompette, une tierce au-dessus du trombone de Ben. Pictures of Trees, le tube d'Inlets, flottait dans la stratosphère. Quand le studio a fermé, nous nous sommes repliés à la maison. Tellement de choses à faire, tellement d'envies : il fallait encore travailler les chœurs sur les chansons de Sebastian, Jared voulait jouer du melodica sur le « Scenic World » de Zach et n'avait pas eu le temps de nous montrer ses chansons. Autant vous dire que la soirée s'est terminée tard... Tout ce petit monde ne se connaissait que depuis la veille. Un resto pour faire connaissance, un bar pour se mettre en confiance... Toutes les répétitions devraient ressembler à celle-ci. On essaye Stage6, qui fait de meilleures vidéos, mais nécessite un petit plug-in. Si vous voulez voir la vidéo sous DailyMotion, c'est par ici. A un Chryde qui me félicitait la veille de la soirée d'avoir « bien mené les troupes », j'expliquai très vite combien il avait été facile de rameuter tout ce petit monde en studio. C'est tout le mérite des Concerts à Emporter : révéler une génération de musiciens qui AIME jouer par-dessus tout, n'importe où et n'importe quand. Un bon coup de ciseau dans l'image d'Epinal d'une scène indie étriquée, nombriliste, control-freak malgré les apparences, et peu partageuse. Donnez à Ben Lanz ou à Jared Van Fleet un instrument, n'importe lequel : en deux minutes, ils vous reprendront l'intégrale des Beach Boys ou un bon vieux Tom Waits. Et si la chanson qu'ils veulent chanter à ce moment-là n'existe pas, ils l'écriront. Jouer avec ces mecs vous rappelle pourquoi vous aimez la musique et pourquoi vous en faites. Ce lundi soir à la Flèche d'Or n'était pas très différent de ces répétitions. Le sol était jonché d'instruments bizarres que chacun s'échangeait, les câbles s'étaient emmêlés dans un indescriptible bordel qui faillit bien nous coûter le soutien du pourtant indispensable Gauthier de la Flèche d'Or. La nuit n'allait pas tarder à tomber, Inlets commençait son set et chacun d'entre nous, à un moment ou à un autre allait avoir quelque note à jouer. La « scène » n'était pas plus grande que le studio, il y faisait aussi chaud. Nous étions seulement un peu plus nombreux à arborer le sourire béat des instants précieux. Sidi Ali 60.6 - SIDI ALI - Saturday On essaye Stage6, qui fait de meilleures vidéos, mais nécessite un petit plug-in. Si vous voulez voir la vidéo sous DailyMotion, c'est par ici. Sidi Ali était là à l'origine pour jouer avec Zach Condon. On cherchait des solutions, le groupe de Beirut ne pouvant pas être là, et la complicité immédiate, instinctive, presque tangible qui s'était noué entre ces deux là nous avait convaincu qu'ensemble ils pourraient faire de belles choses. Encore plus quand il est revenu avec une boite à musique qui jouait le thème de Scenic World. Et puis, dans la course folle de la dernière semaine et des mille et une idées qui naissaient chaque seconde, il a aussi fini par faire des choeurs pour Inlets, réarranger une belle complainte pour Sébastien Schuller et par aider un peu tout le monde à se mettre en place (avec l'aide de son ingénieux, patient et remarquable ingénieur du son, le héros caché de la soirée qui a fait tenir par miracle notre set ; grâce lui soit rendu ici). Et puis il a pris la scène pour deux de ses chansons. Pour lui, à l'heure où il confesse volontiers son envie de laisser son r...
