
Franois LEOTARD est l'invit de POLITIQUE DIMANCHE. Il rpond aux questions de Christine OCKRENT, Serge JULY et Gilles LECLERC. - Il explique sa dispartion de la vie publique par le choix qu'il a fait de ne plus tre dans un excutif. Il aborde les thmes suivants : l'UDF et la droite en gnral avec ses dchirements, le centrisme, le libralisme, l'avenir du dbat politique, le RPR, le gaullisme. - Il precise les nuances existant entre les diffrentes listes de droite pour les prochaines lections europennes du 13 juin prochain. Il dtaille l'enjeu de ces lections. - Il analyse les positions respectives des diverses listes propos de l'Europe. - Il met des doutes sur la victoire de la droite si ses diffrentes composantes restent divises. - Il dit comprendre les positions de Jacques CHIRAC. - Il donne la dfinition de "son" fdralisme : "C'est confier les responsabilits les plus lourdes, les plus graves, celles qui concernent le destin du continent europen une autorit dmocratique et identifiable avec des procdures connues de tous... Faire en sorte qu'il y ait une efficacit de l'Europe alors qu'aujourd'hui elle est conteste". - Il parle de la crise actuelle au KOSOVO o l'Europe n'est pas capable d'intervenir. - "La revendication de nos concitoyens, c'est de grer eux mme leur propre affaires sur le terrain, l o ils sont en mesure de juger les hommes politiques qui les dirigent..." - "Les souverainistes font une sorte de forteresse de la nation franaise. La conception de la nation a chang au fil du temps..." - A propos de l'affaire ELF : il regrette qu'il ne puisse y avoir de commission d'enqute parlementaire du fait qu'il y a actuellement une instruction judiciaire d'ouverte. - Gilles LECLERC lui fait prciser si lorsqu'il tait ministre de la dfense, les intrets de ELF et de la FRANCE pouvaient se trouver en accord et crer "des connivences ou des complicits". - Il donne sont avis sur la rforme de l'enseignement secondaire initi par Claude ALLEGRE : certaines choses vont dans le bon sens mais parfois au dtriment d'autres. Il prconise une mise en place rapide de la dcentralisation de la gestion des tablissements scolaires. Au passage, il rend hommage aux enseignants franais. Il dit que la rforme ne peut pas se faire contre le personnel de l'ducation nationale : "associons les enseignants la rforme..." - "Chaque gouvernement a son actif quelques russites et les privatisations qui sont faites aujourd'hui taient probaplement plus difficile hier ou combattues par ceux mme qui les font..." - Il reconnait que le gouvernement de Lionel JOSPIN a une ambition europenne, une continuit dans la volont franaise d'tre europen et de construire une Europe plus efficace mme si elle n'est pas exactement celle qu'il dfend. - A propos de la politique du gouvernement en Corse : il pense que les courants nationalistes vont fortement progresser cause de l'arrogance de l'tat vis vis de la communaut corse : oui au rtablissement de l'tat de droit, non la chasse au sorcire... La revendication identitaire est parfaitement lgitime en Corse. - A propos de l'assassinat du prfet Erignac : "Cet assassinat est honteux et il faut retrouver les coupables..." Question de Hugues GIRARD de France 3 Mditerrane : "On a l'impression que votre chec aux dernires lections rgionnales vous a la fois coup de vos bases gographiques et de vos bases lectorales dans la rgion... Vos amis politiques vous accuse d'avoir plut't favoriser l'lection de Michel VAUZELLE que celle d'un de vos amis qui aurait pu bnficier des voix du FN ?" - "1 seul chec sur 15 lections... parlez un peu des mes succs..." "L'attitude que j'ai pris en Provence, je l'assume. Il n'y avait pas de possibilit d'lection d'un de nos candidats sans voix du Front National... Je souhaite qu'on compare l'attitude de Charles MILLON et celle que j'ai prise en Provence... Les Franais ont t rvolt contre les alliances contre nature faites entre la droite rpublicaine et le Front National..." - A propos de son avenir : "Je suis provenal et j'ai envie de continuer exprimer ce point de vue. Actuellement, il est entendu plus qu'il y a un an. Je n'aurai pas de complaisance vis a vis d'une gauche que je combats mais je ne ferai rien pour empcher le fonctionnement de l'institution rgionale".
